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1. En quoi consiste l'étude sur les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent?
L'étude sur les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent découle d'une initiative conjointe du Canada et des États-Unis pour examiner l'infrastructure établie du réseau de la Voie maritime, afin de s'assurer que le réseau demeure une composante sécuritaire, efficiente, fiable et durable de l'infrastructure nord-américaine des transports pour les années à venir. Le rapport binational final issu du processus d'étude a été rendu public le 26 novembre 2007..
2. Qu'est-ce qui rendait cette étude nécessaire?
L'infrastructure du réseau des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent prend de l'âge, ce qui fait que les coûts d'entretien pour en assurer la sécurité, l'efficience, la fiabilité et l'efficacité augmentent d'année en année. Les responsables tant du Canada que des États-Unis ont convenu qu'il était indispensable de dresser un portrait de l'état actuel de l'infrastructure aménagée, ainsi que du contexte économique et environnemental courant, afin de pouvoir établir les mesures requises pour s'assurer que le réseau – avec son infrastructure actuelle – continue de répondre à nos besoins économiques, environnementaux et sociaux croissants au cours des 50 prochaines années..
3. Quels sont les enjeux abordés dans l'étude?
L'étude a porté sur des questions très complexes et techniques, comme l'état et la fiabilité du réseau, notamment au titre du coût d'entretien de l'infrastructure établie, les facteurs économiques, environnementaux et d'ingénierie des futurs besoins d'infrastructure relativement à la navigation commerciale, et les facteurs et tendances qui touchent le transport maritime intérieur et international dans le réseau de la Voie maritime, entre autres au chapitre de l'évolution des liens intermodaux et des technologies du transport.
4. Est-ce que l'étude a envisagé l'expansion de la Voie maritime, avec un agrandissement des écluses et le dragage des chenaux maritimes pour les rendre plus profonds? Si ce n'est pas le cas, est-ce que ces options seront examinées par les organisations (américaines ou canadiennes) ayant participé à l’étude?
L'étude se concentrait sur l'infrastructure et la configuration actuelless du réseau de la Voie maritime, afin d'optimiser le réseau et de s'assurer qu'il demeure sécuritaire, fiable, viable et efficient pour les années à venir. L'étude n'évalue pas d'importantes modifications à l'infrastructure, comme une expansion des écluses ou des chenaux de la Voie maritime, et ce type d'examen n'est pas actuellement envisagé par les organisations ayant participé à l’étude..
5. Est-ce que l'étude a examiné la navigation hivernale ou à longueur d'année?
L'étude se concentrait sur l'infrastructure et la configuration actuelles du réseau de la Voie maritime, afin d'optimiser le réseau et de s'assurer qu'il demeure sécuritaire, fiable, viable et efficient pour les années à venir. L'étude n'a pas examiné la navigation hivernale ou à longueur d'année, principalement parce qu'il s'agit de la période pendant laquelle le réseau doit être fermé pour y effectuer les travaux d'entretien.
6. Quelles sont les organisations qui ont participé à l'étude?
Sept organisations gouvernementales ont participé à l'étude. Aux États-Unis, il s'agissait du Department of Transportation des États-Unis, du U.S. Army Corps of Engineers, de la Saint Lawrence Seaway Development Corporation, et du U.S. Fish and Wildlife Service. Au Canada, les ministères et organismes en cause comprenaient Transports Canada, Environnement Canada et la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent du Canada. De plus, la Great Lakes Commission et la Société de développement économique du Saint-Laurent ont prêté leur assistance à l'identification d'intervenants et à l'organisation de réunions d'information du public dans toute la région des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent.
7. Qui dirigeait l'étude, le Canada ou les États-Unis?
Un comité directeur binational a été mis sur pied pour superviser le déroulement de l'étude. Ce comité regroupait des représentants supérieurs de chacune des organisations participant à l'étude, à qui se rapportait une équipe de gestion constituée d'un représentant canadien et d'un représentant américain. Ces deux gestionnaires de projet ont supervisé les travaux de trois équipes, ingénierie, économie et environnement, qui faisaient régulièrement rapport de leurs progrès à l'équipe de gestion tout au long de l'étude..
8. Est-ce que le Canada et les États-Unis ont sollicité l'opinion des intervenants tout au long de l'étude?
Des rencontres avec les intervenants ont été organisées en 2004 et 2005, afin d'offrir aux parties intéressées dans toute la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent l'occasion de faire connaître leurs commentaires et leurs opinions sur l'étude. Un groupe diversifié d'intervenants s'est exprimé, notamment des représentants du secteur du transport maritime, des Premières nations, de groupes industriels, d'entités environnementales et de gestion riveraine, de municipalités, d'universités et d'instituts, de même que des plaisanciers et de simples citoyens. Les résultats de ces rencontres ont été documentés et partagés avec tous les intervenants de la région, et des sessions de travail additionelles ont été entreprises pendant lesquelles les commentaires et opinions des intervenants ont été discutés et clarifiés davantage en mettant l’emphase sur les questions qui faisaient partie de l’étendue de l’étude.
9. Est-ce que le rapport final de l'étude comporte des recommandations? Dans l'affirmative, quelles sont-elles?
Le rapport final propose quatre observations dont devront tenir compte les intervenants des gouvernements et de l'industrie, au Canada et aux États-Unis, dans leurs décisions sur l'avenir du réseau de la Voie maritime :
- Le système GLVMSL possède le potentiel de soulager la congestion qui affecte les réseaux routier et ferroviaire, ainsi que les postes frontaliers, dans la région du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.
- Un accent plus poussé sur le transport maritime à courte distance permettrait au réseau GLVMSL de mieux s’intégrer aux réseaux de transport routier et ferroviaire, tout en offrant aux expéditeurs un mode de transport des biens rentable, opportun et fiable
- L’infrastructure établie du réseau GLVMSL doit être gardée en bon état de fonctionnement afin d’assurer le maintien de la sécurité, de l’efficience, de la fiabilité et de la compétitivité du réseau.
- La vitalité et la réussite à long terme du réseau GLVMSL dépendront en partie de sa durabilité, notamment par une réduction accrue des incidences écologiques négatives de la navigation commerciale.
10. Que planifient le Canada et les États-Unis pour donner suite aux constatations de l'étude?
L'étude présente des observations et des facteurs clés de première importance pour contribuer à veiller à ce que le réseau de la Voie maritime fasse l'objet d'un entretien approprié à mesure qu'il vieillit, et qu'il continue de répondre à nos besoins sociaux, environnementaux et économiques croissants au cours des prochaines années. Pendant les prochains mois, les organisations qui ont participé à l’étude poursuivront leur collaboration afin de discuter des éventuelles prochaines étapes découlant des constatations générales de l'étude, afin de continuer ensemble de définir l'avenir de cette importante voie navigable pour les générations à venir.
11. Est-ce que cette étude représente un supplément à l’étude de reconnaissance entreprise par le U.S. Army Corps of Engineers (USACE) en 2002?
Non. Cette étude rencontre toutefois quelques-uns des mandats de l’étude de reconnaissance supplémentaire de l’USACE qui avaient été approuvés dans le cadre de l’étude de reconnaissance originale, y compris une évaluation approfondie de la condition du système de navigation commerciale, une coordination avec le Canada, et une participation du public. Cette étude servira également à mettre le point sur l’élimination de toute considération future d’une expansion de la Voie maritime dans le rapport de reconnaissance supplémentaire de l’USACE.
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